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Une ballade dans la nature pour oublier les tracas, pour profiter du soleil qui se cache parfois et pour faire le plein d’énergie…
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Une ballade dans la nature pour oublier les tracas, pour profiter du soleil qui se cache parfois et pour faire le plein d’énergie…

Voilà une semaine que maman a rejoint le ciel…
Je n’aurais jamais cru qu’il pouvait se passer autant de choses en si peu de temps… tant de changements… tant d’émotions, de contradictions, de préparatifs et de souvenirs… Je suis triste mais je suis aussi plus légère.
Écrire ma colère m’a beaucoup aidé à m’apaiser. Vos conseils ici, sur FB, par email ou en privé m’ont été d’un secours précieux. Je crois que vous avez tous été franc, vous avez parlé avec votre cœur et vous m’avez apporter douceur et tendresse dans un moment où il se faisait rare dans mon petit monde.
Grâce à vous (et ma psy), j’ai pu me calmer. J’avais fait un rêve cette semaine là qui rejoignait certains de vos messages et je me suis dit que je ne devais pas vivre dans le regret. Si ma mère partait et que nous n’étions pas en bon terme… je m’en serais voulu, je le sais. Je sentais la fin proche et je me devais d’éviter cela. Le mardi, j’ai repoussé mon rendez-vous chez le psy pour aller voir ma mère qui habitait la dernière semaine de vie chez ma sœur.
Je devais absolument lui dire que je lui pardonnais d’avoir révélé le secret et que je lui pardonnais pour tout, même si ce n’était pas vraiment le cas à ce moment précis. Bizarrement, lorsque je lui ai dit, une partie de moi c’est envolé… la colère s’est dissipée comme par magie et j’y ai cru. J’ai vue ma mère heureuse, revenir à la réalité un bref instant. Nous avons partagez nos regrets, nos peines et nos joies… elle a avoué avoir dit mon secret car il y avait longtemps qu’elle n’avait pas eu de bonne nouvelle… ça je peux le comprendre dans sa situation…Aussi, j’ai été émue lorsqu’elle m’a dit que je l’aidais à guérir son cœur, que j’avais une capacité étonnante à la comprendre dans sa souffrance (lorsque je n’étais pas en colère, ai-je ajouté en riant de bon cœur) Elle était d’accord et m’a suggéré une fois “guérit” de venir en aide aux jeunes qui ont vécus des choses difficiles… j’étais étonné… moi qui croyais que ma mère avait des aspirations strictement chrétienne pour moi…
Bref, je l’ai trouvé enjouée et ouverte. Ça nous a fait du bien.
Je n’entrerais pas dans les détails de sa mort vendredi soir… les détails sont troublants… et trop récent mais j’étais à ses côtés, lui tenant la main, lui flattant les cheveux et lui disant des “Je t’aime” à répétition… je ne savais que dire de plus à travers mes larmes.
C’est étrange, car en temps de deuil, j’aurais cru que les liens se seraient serrés. Mais ce n’est pas le cas. Le pilier de la famille n’est plus et les fondations tremblent. Du moins, selon ma vision… Nous étions ensemble, espérant le réconfort et pourtant nous étions désagréable l’une envers l’autre. Nous sommes tous fragiles, beaucoup trop pour se réconforter chacune.
Cependant, à l’écart de ma famille, je n’ai pas l’impression de tomber… j’ai l’impression de me relever. D’enlever une épaisse couche d’oppression.
Cette semaine, en songeant au diner qui suivrait les funérailles… ma sœur Koralee ayant invité une de ses “meilleures” amies, je me suis renfrognée soudainement. Pourquoi devait-elle venir?? Elle n’était pas proche de ma mère? Et en plus, ça mettrait plus de tension en l’invitant car je sais que d’autres membres de la famille ne l’aiment pas tant que ça… Devais-je me taire ou dire mon opinion?
J’ai fini par le dire. Je n’étais pas d’accord qu’elle soit présente. Bien-sur, mon opinion n’a pas été reçue avec trompette et confettis… je m’en doutais un peu… si tu t’attaques au clan de Koralee, attention, elle mord. Elle n’a pas du tout compris mon intention… pourquoi devrais-je m’en faire pour des gens qui eux se foutent pas mal de moi? qu’elle m’a demandé.
Puis je me suis mise à pensé à moi… mes besoins… j’ai compris. En fait, sa présence je ne la souhaitait pas du tout. Déjà que je devais supporter la présence de ma fratrie à qui je n’adresse plus la parole… avoir elle à supporter en plus…ouf. Sans compter les quelques autres qui me rendent mal à l’aise… c’est comme ça dans une famille normal, c’est comme ça x10 dans la mienne de mon point de vue. On m’a suggéré d’avoir l’air bête et de ne pas lui parler… que c’est juste un diner et que je pouvais toléré tout ça une heure de plus.
Eh, bien… toléré… est un mot qui m’a accroché lorsque j’en ai parlé à ma psy…
On a trop toléré dans ma famille. Alors, ce qu’elle a fait cette “amie” je le tolère depuis des années… pour plaire à Koralee surtout. “T’es jalouse??” m’a-t-elle demandé.. tant qu’à moi y’a pas grand chose à jalouser d’une amie qui ne se gêne pas pour coucher avec un mec dont elle sait que tu craque pour, qui ne se gêne pas non plus pour sortir avec ton frère alors qu’elle vient d’apprendre la trahison de celui-ci… non y’a rien à jalouser!
Maintenant, je me rends compte que je n’ai pas besoin de toléré comme eux le font. Ma maman a emporté avec elle, la pression d’être une famille unie, de toléré pour ne pas faire de chicane… Son amie d’enfance n’est qu’un prétexte à me faire comprendre tout ceci.
Mais surtout, elle est passé tout droit à côté du message où je dis avoir besoin d’elle cette journée-là. C’est bien dommage.
J’ai aussi compris que je me faisais du mal à essayé de leur faire comprendre alors j’ai arrêté d’expliquer. De toute façon, ce n’est pas le temps de confronter les gens…
Donc, je n’irai pas à ce diner où la mascarade sera de mise. L’important je crois c’est a priori la cérémonie et les condoléances. Juste ça, ça va me demander un énorme effort. Après, je vais me recueillir avec mon fils, surement iront nous manger au restaurant préféré de ma mère… je ne sais pas encore mais au moins, je serais bien! Et pour une fois… je me sens tellement en paix avec ma décision même si elle ne fait pas l’unanimité dans ma famille!
Je sens que pour une fois, je me respecte. Pour une fois, je m’aime assez pour m’écouter…!
-Jane qui va bien malgré tout

J’ai besoin de vous, de votre compréhension parce qu’honnêtement autour y’a pas grand monde qui comprennent.
Plusieurs d’entre vous le savent, je suis en thérapie depuis le mois de septembre. C’est une psychothérapie très difficile, on brasse des choses qui me sont répugnantes et j’essaie tant bien que mal de me retrouvé, d’apprendre et de voir le positif parce que oui y m’arrive de belles choses aussi!
Ma mère est très malade, c’est son troisième cancer en moins d’un an et celui-ci n’est pas opérable. Elle se fait soigner au soin palliatif, à la clinique de la douleur et elle perd en autonomie. À priori, on peut croire qu’il n’y a pas de quoi se mettre en colère… mais lorsqu’elle a baisser les bras, qu’elle a abandonné ses traitements de chimio-radio, qu’elle s’entête à vivre à l’autre bout du monde, refuse notre aide… c’est frustrant. Lorsque je l’appel et qu’elle me dit qu’elle va bien, qu’elle guérit, que sa bosse rapetisse et que quand je la vois, sa bosse à grossit et puis coule… qu’elle a de la difficulté à se laver, à faire le ménage, qu’elle est toujours sous la morphine, qu’elle n’est plus capable de lire… c’est frustrant! Elle est complètement dans le déni… et pas juste dans le déni de la mort qui approche mais dans le déni de la maladie aussi… J’ai envie de crier! Et quand je m’indigne avec beaucoup d’éclat, on me le reproche.
Comme si la colère était non justifiée, comme si la colère était LA maladie, comme si elle était contagieuse…
Je devrais me contrôler en tout temps? Surveiller mon ton malgré tout se qui bouille en dedans de moi?? Dans ma famille, oui. Chez ma psy, on me dit que ma cocotte minute doit évacuer de la vapeur… c’est ma façon à moi. Je me suis retenue pendant 25 ans! Pas un mot, pendant 25 ans! Aucun cris lors des abus, aucuns cris lorsque ma mère n’a pas quitté l’abuseur lorsque je lui avais révélé mon secret, pas un cris lorsque deux membres de ma fratrie m’ont utilisé et puis souillé! Pas de cris quand j’ai été rejeté par mon coach qui n’a jamais prit la peine de s’informer sur mon désintérêt, pas un cris lorsqu’en famille d’accueil j’ai été trahit et humilier! Pas un cris lorsque Forest me criait dessus, me mentait, me manipulait ou bien me volait. Pas un cris lorsque Jacob est né, pas un cris lorsque je sentais tout mon être sombrer dans l’obscurité et que je me sentais impuissante face à ma vie que je voyais en chute libre vers un gouffre…
Donc, je garde toute mon énergie pour mon fils et pour moi. Parce que j’ai une petite réserve et qu’elle n’est pas inépuisable… une petite réserve que je dois cultiver et chérir.
On pourrait encore parler de pardon. Oui, je lui ai pardonné… la plus part des gens ne comprennent pas que la colère perdure toujours malgré le pardon. Laissez-moi, me vider le coeur et vous expliquez que la colère et le pardon… l’un ne supprime pas l’autre.
La plus part des erreurs que ma mère a fait, je lui ai pardonné… comme lorsqu’elle est déménagé en vitesse grand V et m’a laissé à la rue car le bail était à son nom. Et bien je comprends tout à fait ses raisons et je me dis qu’elle a bien fait. C’est vrai, c’était insupportable avec Forest (le père de Jacob) dans les parages et que c’était mieux pour elle sa sécurité morale et physique de quitter. Je me dis aussi que si elle n’était pas partie je serais peut-être encore dans le même sentier à m’engouffrer dans un cercle vicieux de la violence conjugale. Parce qu’une fois seule à la bête… ça été beaucoup plus effrayant! Elle ne s’y ai pas prit de la bonne façon mais c’était pour le mieux. Ça m’avait secoué, j’ai eu peur, j’avais jamais été seule en appartement et elle me quittait si vite que j’ai pas eu le temps de me trouver un appartement.
Éventuellement, j’ai pardonné ma mère… mais lorsqu’elle fait des erreurs comme la semaine dernière qui compromet ma sécurité physique et morale comme elle l’a fait (et celui de Jacob par le fait même) La colère est là. C’est normal… tu me blesse, je vais me fâché et être triste. Non? Même si les intentions ne sont pas mauvaises… qui a dit que les escaliers vers l’enfer était pavé de bonnes intentions déjà?? Je me fiche qu’elle avait de bonnes intentions, je me fiche qu’elle n’y a pas pensé! C’est toujours les même excuses. TOUJOURS!
“Maman, pourquoi tu n’as pas quitté papa quand je t’ai dit ce qu’il m’a fait?
-J’y ai pas pensée!”
“Maman, pourquoi t’as pas attendu que j’aie un appartement avant de partir? Pourquoi tu m’as pas avertie à l’avance?
-J’y ai pas pensée!”
“Pourquoi tu partais toujours à l’église et que tu n’étais jamais à la maison? Pourquoi tu as dit à tout le monde ce qu’on a vécu? Pourquoi tu m’as pas prévenue que tu ne voulais plus garder Jacob pendant que je vais à l’école? Pourquoi tu pars si vite à Montréal?
-J’y ai pas pensée!”
Et puis la semaine dernière j’ai eu le droit à la même réponse… alors que je lui avais demandé de gardé un secret pour ne pas compromettre ma sécurité physique et morale… c’est la première chose qu’elle a fait… alors du coup, on peut questionner à savoir si les intentions étaient vraiment bonnes??
Pourtant, je l’aime ma mère… je l’aime et j’aimerais tellement qu’elle parte et qu’on soit en bons termes et pourtant… je ne peux m’empêcher d’être hyper volcanique lorsqu’elle fait des erreurs graves comme ça…
Entk là… là je suis vidée… j’ai plus la force d’exploser…