la bête noir

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(en fin de semaine passé en visite chez ma mère, Jacob, son cousin et sa cousine)

Y’a un sujet que j’ai évité de parler sur mon blog depuis longtemps… c’est celui qui chavire nos cœurs, qui effraie et qui nous fait prendre conscience que nous sommes mortels.. J’ai jamais connu la mort d’un proche, jamais assez pour être bouleversée, jamais assez pour y penser… un peu comme cette pensée magique d’ado que nous sommes immortels et intouchables… mais quand la maladie frappe, re-frappe et frappe encore un proche… c’est wow… en fait, y’a pas vraiment de mots, juste des émotions parfois  contradictoires, ainsi les espoirs sont encerclés de peurs…. peut-être qu’elle guérira, peut-être qu’après ce sera vraiment terminé? Va-t-elle survivre à cette troisième attaque? Aussi loin de nous, aussi seule qu’elle puisse être?

Des images nous assaillit; recevoir un téléphone tard dans la nuit annonçant la venue de la faucheuse, retrouver le corps lors d’une visite surprise… tous qu’on essaie de chasser de la main, les repoussants aux oubliettes, loin, loin derrière.

En mars dernier, ma mère a été diagnostiquée avec le cancer de la langue, elle se fit opéré, sembla en santé puis vint me rendre visite… en juin,  nouveau diagnostique, cancer de la chaine de ganglions dans son cou, une grosse bosse horrible, opération dont je fus celle qui l’accompagna à l’hôpital, qui subit l’attente interminable des 8 heures de l’opération, trop émotionnel! Puis je passais les deux-trois semaines suivantes à ses côtés.

Je retournais la visiter à la fin du mois de Juin jusqu’au début du mois d’aout, pour deux semaines… lors de mon départ, au terminus d’autobus, je tâtais son cou avec inquiétude, c’était dur. Je lui conseillais d’en parler à son médecin mais ma mère étant ce qu’elle est; me répondit « inquiète toi pas c’est rien »… tout d’même, elle avait bien eu une récidive importante et rapide que son docteur avait qualifié de jamais vue!

Un autre diagnostique pendant qu’elle subissait ses traitements de chimio-radio à contre cœur car il fallut la convaincre de s’y plier… qu’elle colère ça avait déclenché. Un sentiment de rejet aussi… pourquoi, merde, ne voulait-elle pas vivre?? Déjà qu’elle était partit loin comme une fugueuse en rébellion. Bref, elle les a commencé ses traitements mais ne les a pas terminés. Au commencement, elle disait que Dieu l’avait guérit, elle le sentait dans son cœur! Elle me disait que sa nouvelle bosse avait perdu de  l’ampleur.. quand je l’ai vue en fin de semaine dernière, plus de cheveux, la bosse proéminente dans son cou toujours aussi grosse, encore plus, peut-être… j’ai trouvé  ça dure! Voyons maman, pourquoi t’es toujours si déconnectée?

On dit que la maladie, ça fait réfléchir, ça nous fait grandir… même moi l’année dernière j’avais été malade pendant plusieurs mois, lorsque le  médecin m’a prescrit des médocs, moi qui déteste ça, ça m’a fait réfléchir à l’importance que je donnais à mon corps, ma nutrition et tout… elle, c’était le cancer et elle agissait comme si ce n’était qu’un vulgaire virus! J’ai pas l’impression que ça eu cette effet déclencheur chez ma mère et ça, c’est difficile à vivre parce que…

Parce que, ce troisième cancer, il entoure la veine jugulaire… c’est donc inopérable.

Je vois bien que ma mère est triste mais elle continue de dire qu’elle est/va guérir. Je suis triste aussi et je lui ai dit que je la trouvais courageuse de vivre tout ça seule, elle sait qu’elle peut revenir n’importe quand. Je lui ai fait un câlin au téléphone, c’est tout ce que je pouvais faire… puis elle a changé de sujet, elle ne voulait plus en parler parce qu’elle sait que j’lui dirais des choses qu’elle ne voudrait pas entendre… ça la dérangerait dans sa vision tordue de la situation parce qu’avec moi, y’a pas de faire semblant!

Maintenant, j’ai peur… combien de temps reste-t-il?! Comment va-t-elle partir, seule ou entouré? Vite ou lentement, en nous permettant de lui dire au revoir une dernière fois parce que si ce cancer prend de l’expansion de l’intérieur il écrasera la veine jugulaire et ma mère en mourra. Quel autre dénouement peut-il y avoir? Qu’es-ce que je peux faire? Que sera la vie sans elle? Que dirais-je à mon fils? Comment vivrait-il cela? Ça ne fini plus…

Pour l’instant, ça semble si lointain, même si j’y pense souvent, c’est un peu comme un mauvais rêve, une chanson fatiguant qui nous trotte en tête… je réalise tout en ayant l’impression de ne pas réaliser, c’est illogique mais c’est comme ça que je me sens.

Avez-vous vécu une perte? un maladie??

Jane

35 réflexions sur “la bête noir

  1. Éléonore dit :

    tu soulèves une bonne question « veut-elle vivre ? » lorsque ma belle soeur préférée a eu son premier cancer du poumons on c’est dit qu’elle arrêterait du fumer… parait qu’elle a essayé… ben moi je suis une ex-fumeuse et j’en ai vu des gros fumeurs arrêtter et j’ai la conviction profonde que ceux qui veulent VRAIMENT arrêtte, ma belle-soeur a jamais arretté…
    Ils lui ont enlevé les poumons par ti bouts…
    Après sa mort, regardant la vitesse avec laquelle mon beau-frère a refait sa vie avec une autre (il ya eu un incident qui laisse croire que le lendemain il était avec sa blonde..) je me suis alors demandé si ma belle-soeur avait pas renoncé à se battre, est-ce qu’elle sentait des choses ? elle aussi était croyante, mais je pense que la foi en une excuse, moi aussi je suis croyante, mais je ne crois pas que Dieu demande ce genre de renoncement.
    Bref, est-il possible que ta mère reconce à vivre à cause de tout ce que vous avez vécu ? peut-être que l,avenir ne lui apporte aucun réconfort ?

    Entéka, les fils de ma belle-soeur l’ont vécu très dur😦 pauvre eux😦 Un sentiment d’abandon, comme toi.

    Ceci dit, les traitements pour le cancer sont parfois pire que la maladie. Parfois ils ne font que gacher le temps qui reste à vivre en apportant encore plus de douleur et de malaise.

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    • Jane dit :

      Exactement Éléonore! Ma mère utilise la foi pour refuser les traitements, elle parle toujours « par la foi »…. elle est guérit par la foi, les gens vont changer par la foi, elle est riche par la foi…. une excuse pour être faible à mon avis… dans son cas en tout cas! Il y en a qui on la foi et qui l’utilise à bon escient! Mais elle, elle utilise la foi comme mode déni! Ça toujours été comme ça; pour ce qu’on a vécu et pour tout les autres problèmes! Y comprit la maladie!
      Oui je crois que ses cancers sont lié à ce qu’elle a vécu/ qu’on a vécu/ ce qu’elle vie! À force de vivre dans le déni et à garder le silence (cancer de la langue), cette obstination malsaine de sa façon de voir la religion (cancer au cou = difficulté à tourner la tête pour voir ailleurs) tout est relié corps-esprit j’en suis certaine..
      je suis habitué à ce que ma mère soit dans le déni et j’avais cru à tord qu’elle verrait peut-être mieux avec la maladie mais non… ça empire!
      Je crois aussi qu’elle a de la difficulté à voir l’avenir, elle a des fantasmes de vie religieuse qu’elle n’aura jamais (Afrique, unifier les églises) mais d’un autre côté c’est elle qui se rejette elle-même de la famille… oui une fois de plus la religion est plus importante que ses enfants! La maladie n’a pas changé ça… avant de mourir, elle veut amener des âmes à Dieu mais elle se fout de ses relations avec ses petits enfants et ses enfants… je suis très en colère encore comme tu peux le lire mais sinon à part ça, ça va plutôt bien🙂
      Merci Éléonore!🙂
      xoxo

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      • Jane dit :

        Oh et je suis d’accord que les traitements c’est pas facile mais elle a refuser la chimio douce! Elle refuse les médecines alternatives, « pense jamais » à prendre ses médocs, vitamines et autres! Elle ne prend pas soin d’elle! Peut-être qu’elle s’attend à ce que Dieu s’occupe d’elle sans qu’elle est le moindre efforts à fournir!

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  2. Val dit :

    J’ai perdu mon papa j’avais 5 ans, mais pas d’une maladie: un accident de voiture, en gros, on a pas le temps de s’y préparer.
    Je sais pas « ce qu’il y a de mieux ».

    Ton article m’interpelle:
    Je suis sujette depuis longtemps a avoir des kystes et tumeurs bénignes au seins. Depuis quelques semaines, mon sein droit me fait mal…
    Pas très mal, une douleur diffuse et pas très forte.
    Mon gyné m’a toujours dit « plus ça fait mal, moins c’est grave »…
    Je n’arrive pas à prendre rendez vous pour une mammographie.
    C’est comme si pour moi, le fait d’ignorer ça, le fera partir.
    C’est peut-être rien.
    ( et comme par hasard, j’attrape ça après avoir fait une démarche de cutting émotionnel avec ma maman, comme par hasard j’essaye de guérir des histoires sordides de viols et je suis atteinte dans ma féminité…)

    Tu sais, parfois les gens sont en super santé, le médecin leur diagnostic un cancer et du jour au lendemain, ces gens sont méconnaissables.
    Comme si le fait de savoir, aggravait la maladie…

    Enfin, beaucoup de mot pour dire que ça doit quand même être terrible pour toi et ta famille.
    Mais c’est à ta maman et à elle seule de savoir ce qu’elle doit faire,même si tu n’es pas d’accord avec ses choix…

    Je pense bien à toi et te souhaite à toi et Jacob une journée lumineuse

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    • Jane dit :

      Bonjour Val,
      C’est vrai qu’il ne doit pas y avoir de mort « idéal » pour les proches!
      Je suis touché par ton commentaire! Justement le cancer du sein est souvent relié à des relations mère-fille.. je trouve très logique ton raisonnement et je te conseille fortement d’explorer cette voie. Prend soin de ton corps émotionnel et de ton corps physique!
      C’est intéressant ce que tu dis a propos de savoir la maladie peut rendre les gens méconnaissable, je crois qu’au début c’est normal, c’est le choc. Un moment donné par contre, il faut changer d’approche et d’attitude.
      Oui pour l’instant c’est terrible! Merci de ton support et ton message est grandement apprécier!
      -Jane
      xoxo

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  3. line dit :

    Bonjour Jane,

    Que te dire? tes mots sont beaux, tu as toujours su écrire tes émotions, ton blog en est témoin.
    Dans cette simple case de commentaire je pourrai t’écrire un roman, même plusieurs fictions avec des fins toutes aussi différentes.
    Je ne pense pas que cela te sera utile. Suis ton coeur, même s’il souffre. Pleure tant que tu peux jusqu’à inonder tes lieux de passage. Les larmes sont utiles, elle remplacent les mots qui ne peuvent sortir.
    Il y a une leçon que j’ai retenu suite au décès de maman. Surtout, ne te mets aucune barrière. Ta maman est là, elle vit, dis lui que tu l’aime, dis lui tout ce qu’elle a fait pour toi.
    Les remords me rongent au fil des jours depuis que maman n’est plus et je l’ai supporte moins que les regrets….
    Courage
    De tout coeur

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    • Jane dit :

      Bonsoir Line,
      Ton conseil est sage. Ici, c’est plus compliqué que ça mais je le fais autant que je le peux… autant que je le suis capable malgré tout…
      Entk, si la maladie n’a rien déclenché de spirituel chez ma mère, moi, j’suis un vrai chantier de construction… j’essaie d’en parler plus avec mes sœurs et avec ma psychothérapeute aussi, de pleuré aussi j’essaie… au moins je fais sortir le plus souvent le méchant « ailleurs » comme ça je peut être plus là pour ma mère…
      Merci énormément pour ton message! Il m’apporte beaucoup🙂

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  4. dominique dit :

    coucou jane, je viens de lire ton article. Moi il y a 11 ans, j’ai perdu mon père d’un cancers du pancréas, qui hélas se guérit peu…j’avais connu la mort de mon grand père qui m’avait beaucoup bouleverser, mais la mort d’un père ou d’une mère, c’est horrible..papa est parti en 4 mois, tous les jours je venais le voir à l’hopital ou alors chez mes parents…ma mère nous a rien dit, mais dans mon fort intérieur je savais qui nous quitterait très tôt…Mon père s’est battu pour vivre, mais voilà….je ne te connais pas assez et ni ta maman pour te dire quoi que ce soit….il faut peut être que tu en parles à ta maman, tes peurs, tes doutes et lui demander pourquoi elle agit comme ça fasse à la maladie..? Moi, il me reste ma maman, mais je sais qu’un jour elle va partir, mais le plus tard possible, je n’ai pas encore fait le deuil de mon père et je n’ai pas envie de revivre cette douleur..mais voilà…je te fais de gros bisous
    Dominique

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    • Jane dit :

      Bonsoir Dominique!
      Je trouve votre message très doux et j’aime votre conseil. J’aimerais que ce soit simple… mais parlé à ma mère de ces choses, je l’ai fait mais elle n’aime pas quand je lui parle de ça. Elle change de sujet, me dit de pas l’inquiété et qu’elle est guérit et ce n’est pas vrai.. elle ne l’est pas! Elle dit qu’elle va mieux mais c’est faux, elle est dans le déni totale alors entendre mes peurs qui sont réel, c’est au dessus de ses forces… comme ça toujours été le cas même avant la maladie..
      Je suis désolée pour vos perte, moi qui n’a jamais vécu ça, qui s’apprête à cette perte fatale…. je ne peux m’imaginer à quel point ce dut être difficile de vivre deux deuils! Je vous comprends de vous attacher à votre mère! xoxo
      Merci beaucoup!

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  5. Karine dit :

    Je comprends tout à fait.
    Je vis exactement la même chose, sauf que mon père n’est pas loin ni seul.
    Et il se bat, comme il peut.

    Par contre, on sait que la bataille est sur sa fin… Et il le sait aussi.

    Alors on profite de tout le temps qu’on peut passer avec lui.

    Alors je comprends ton angoisse. L’attente et ne pas savoir, c’est difficile à vivre.

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    • Jane dit :

      Bonsoir Karine,
      Merci pour ton message. Je suis contente que tu es cette chance de profiter de la présence ton père pendant qu’il est temps. Le « on » me dit que tu n’es pas seule dans ta peine, j’en suis contente… partager la souffrance ça peut faire la différence.
      Bonne chance pour la suite..
      xoxo

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  6. Sednah dit :

    Oui j’ai connu.
    Mon grand-père a « toffé » cinq ans son cancer.

    Deux radiothérapies, et une chimio…qui a finit par nous l’enlever bien avant son décès.
    Sa joie de vivre et son sourire ont laissé la place au chagrin de devoir nous quitter et au ressentiment d’être, ce qu’il disait, un fardeau pour nous.

    Il s’est battu jusqu’à la fin, mais il me manque comme si c’était le premier jour…

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  7. L'impulsive montréalaise dit :

    Ce n’est pas évident ce que tu vis. Je peux le comprendre. On voudrait bien que nos proches soient plus prudents au sujet de leur santé. J’ai vécu quelque chose de similaire bien que pas aussi grave… mais ça pourrait le devenir. J’espère que tout se passera pour le mieux malgré tout. Car rendu là, c’est tout ce qu’on peut souhaiter. Et faire un gros câlin. Et parle-en si ça te fait du bien.

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    • Jane dit :

      Bonjour L’impulsive, merci énormément pour ton message. T’as bien raison, il n’y a pas grand chose à souhaiter lorsqu’on sait la fin éminente.. mais oui, merci pour le calin et j’ose en parler aux gens autour et ma psy hihi!🙂

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  8. Isabelle dit :

    J’ai déjà vécu quelque chose de semblable avec mon copain. Il est entré à l’hopital dans le temps de noel pour des vomissements continus et il y a passé 9 mois. Le diagnostic: leucémie. Je l’ai vu se battre, se décourager, nier la situation, pleurer et accepter. 9 mois de souffrance à cause de la chimio et une greffe de moelle qui n’a pas fonctionné. Lorsqu’il est mort je n’étais pas là car il ne le voulait pas, mais je sais qu’il est mort entouré de ses parents donc dans l’amour et la compasion. Moi j’étais pas là mais il est venu me dire au revoir avant de partir. Il est mort le 19 septembre 2000 et même si cela fait longtemps je pense encore à lui très fort et ça fait parfois mal. Je sais qu’il est bien où il est et qu’il veille sur nous de là haut.

    La maladie c’est comme un deuil, il y a plusieurs étapes à franchir. Ta mère ne peut que y aller à son rythme et il faut le respecter. Mais je sais que c’est difficile et je comprends tes émotions et sentiments.

    Je te souhaite bonne chance ainsi qu’à toute ta famille et surtout à ta mère.

    Un gros calin virtuel !!!

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    • Jane dit :

      Bonsoir Isabelle
      Comme c’est triste cette perte, quel émotions tu as du vivre😦
      C’est vrai elle doit y’aller à son rythme sauf que le problème c’est que ce « rythme » c’est celui qu’elle a toujours eu « dans le déni, dans la foi déconnectée » et quand la vie elle suit son propre rythme alarmant de la maladie, cette lacune de ma mère, ça amplifie tout.
      Merci pour ton message🙂
      xoxo

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  9. étoile dit :

    Je vous lis pour la toute première fois et je suis touché par votre billet. Je comprends votre situation. Comment accompagner une personne aussi proche sans se « noyer » avec elle? On dirait que tout arrête autour de nous. Une amie vient de décéder et n’a jamais « voulu » croire qu’elle était aussi malade jusqu’à la fin de sa vie. Ca demande une grande dose d’énergie pour les proches mais il faut aussi aller se resourcer. Prendre des petits moments de bonheurs quand ils passent. Accepter mon impuissance je crois que pour moi c,est ce qui a été le plus difficile. Sa perte m’a beaucoup fait penser à ma propre mort. comme le dit mon père tout ce qui naît fini par mourir. Il a 83 ans et dit être prêt quand arrivera son tour. Il nous « prépare » en fait. J,aimerais être aussi sage que lui. Bon courage Jane, vivez bien votre « aujourd’hui »

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    • Jane dit :

      Bonsoir Étoile,
      Merci beaucoup pour votre message. J’essaie tant bien que mal de profiter du temps qui nous reste si indéfinis soit-il et aussi en colère que je puisse être, en plus, que ma mère soit loin.
      Je suis désolée pour votre amie, j’espère que malgré tout elle est partie fière et en paix.. c’est vrai que l’impuissance qu’on ressent… ça fait mal!
      Merci encore et bonne fin de soirée!

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  10. La Belle dit :

    C’est difficile tout ça.
    Je n’ai pas encore vécu une perte proche, ni une maladie grave, mais juste d’y penser et j’ai les larmes aux yeux.
    Je tiens à t’offrir un gros câlin virtuelle pour ce que tu vis xxx

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  11. leboableu dit :

    je te lis et j’en ai les larmes aux yeux. C’est vraiment très triste et je ne trouve pas les mots. Je te souhaite beaucoup de courage pour affronter les mois qui viennent. Bises Jane.

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  12. michèle dit :

    Perdu un ami l’an dernier. Mon âge (36). Cancer de la moelle épinière. Une petite fille de l’âge de mon plus vieux. Séparé depuis belle lurette. Difficile Difficile de croire qu’il serait là, avec nous, dans nos soupers, dans nos moments heureux…Bien qu’il n’y ait pas d’âge pour partir, je le trouvais bien jeune pour cesser sa vie.

    Bon courage et maudits cancers. J’ai horreur de ce mot. Il sonne mal. Il fait mal. Il fait peur.

    Bonne chance pour ta mamanxx

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    • Jane dit :

      Bonjour Michèle!
      c’est vrai 36, il me semble qu’il reste encore plein de chose à voir, à vivre à cet âge! Je suis désolée de votre perte😦 je comprends le vide qu’il laisse, quel tristesse, j’espère que les bons souvenirs sont assez nombreux pour égayer vos soirées…. Merci beaucoup pour vos encouragements.
      xoxo

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  13. Carole Nipette dit :

    De tout coeur avec toi… cette saleté de crabe a emporté mes grands parents, ma mère et ma belle-mère ce qui fait que ma fille n’a pas de grand-mère… j’ai accompagné ma mère et ma grand-mère jusqu’au bout, dur, très dur et en même temps que faire d’autre que de les aimer jusqu’au bout et d’essayer d’adoucir leurs souffrances… je suis émue là en t’écrivant, j’arrête mais courage….

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    • Jane dit :

      Bonjour Carole
      Merci énormément pour votre support, je prends note de votre expérience douloureuse pour me rappeler l’importance de les aimer jusqu’au bout jusqu’à la fin.
      xoxo

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  14. Grimimi Sue dit :

    En te lisant, je sens toute ta détresse et je comprends ton désarroi face à la mort prochaine de ta maman. Jane, tu es une personne sensible et intelligente, ne sois pas frustrée que ta mère refuse ton aide, ce n’est sûrement pas encore le moment. Apporte-lui douceur et tendresse et accompagne-la dans ses choix. Le temps des vérités.et des espoirs… est passé. Es-tu d’accord avec moi?
    Mille pensées amicales pour toi et ta maman. Je partage ta souffrance.
    Grim XxX

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    • Jane dit :

      Non non pas mon aide, elle refuse de se rapprocher de nous. Nous ne sommes et n’avons jamais été sa priorité (même au sujet des abus) et cela est blessant lorsqu’on voit le temps diminué et que les choses ne changent pas! J’aurais aimé avant qu’elle trépasse qu’elle se réveille et qu’elle devienne une vrai mère, c’est à dire une femme pour qui ses enfants et ses petits-enfants sont une priorité mais ce n’est pas le cas et ça ne le sera jamais…. pour ça je suis d’,accord avec vous pour le temps des vérités et des espoirs qui est passé!
      Je lui apporte ce que je peux avec mes capacités du moment; j’essaie d’être compassionnel, à l’écoute et agréable. Quand ça devient trop difficile, je me retire un certain temps.
      -Jane
      xoxo

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  15. aragonne dit :

    Je suis chanceuse, je n’ai encore perdu personne de proche. Mon père est pourtant malade du coeur depuis plusieurs années déjà et il est maintenant en CHSLD depuis 2 ans environ, à tout juste 61 ans. Il a eu tellement de maux, de malaises, deux AVC, je ne sais combien d’arrêt, un défibrilateur, trois pontages, etc. Pourtant, il est encore parmi nous ! Incroyable, on croirait qu’il n’est pas tuable hihihi J’en ris mais ce n’est pas drôle, sa qualité de vie n’est pas très joyeuse. Les médecins ne peuvent plus faire grand chose si ce n’est le bourré de médicaments.

    Tout le monde doit mourir un jour. Certains avant d’autres. Toujours les meilleurs en premier parait-il. J’ai plus peur de ma propre mort à cause des conséquences qu’elle aurait sur ma famille que de la mort d’un membre de ma famille. Un sentiment très égocentrique il me semble, mais vrai néanmoins. Pourtant je suis terrifiée à l’idée que mes deux puces ou mon conjoint s’envolent au loin, trop tôt. Pourtant, peu importe qu’on le veuille ou non, tout le monde meurt un jour. C’est comme ça. Parfois c’est débile, parfois c’est triste, parfois c’est le soulagement aussi. Je serai triste quand mon père partira, mais je serai soulagée aussi parce que je sais qu’il en a marre de ne plus profiter de la vie comme il le voudrait, même si l’idée de nous quitter lui fait peur tout de même.

    L’inconnu est toujours un petit peu inquiétant. Il nous reste que l’espoir d’une vie meilleure après et le réconfort de peut-être pouvoir veiller sur nos proches à partir de l’à haut…

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    • Jane dit :

      Ça ne me dérange pas que le monde meurt, c’est vrai c’est la réalité! Mais savoir qu’on va mourir et partir comme elle le fait; refusant de se rapprocher physiquement et émotionnellement de sa famille (enfants et petits-enfants) ça me fâche et me fend le cœur! Elle a la « chance » de savoir qui lui reste peu de temps et pourtant nous ne sommes pas sa priorité. Je crois que dans un cas « normal », ce que vous dites est véridique mais dans mon cas, ça toujours été ça. Je n’ai jamais été ça priorité, j’ai toujours, TOUJOURS passé après la religion, ainsi elle veut amener des âmes à Dieu au lieu de passer du temps avec ses « proches »…. c’est ça le plus révoltant mais ne vous inquiétez pas, j’essaie de lui faire subir le moins possible ma frustration. Tout le monde mérite de mourir heureux… je suis consentante pour jouer le jeu!
      Merci beaucoup Aragonne🙂
      -Jane

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      • aragonne dit :

        Avant qu’elle parte, ne crois-tu pas que c’est le temps de te vider le coeur auprès d’elle ? Ce n’est pas parce qu’elle est malade, qu’elle va mourir ou non, qu’elle doit se défiler de son rôle de mère. Tu sais aussi, si elle se retire de vous, c’est peut-être parce qu’elle pense que ça vous fera moins mal quand elle va partir ? Les gens ont parfois de drôles de réaction face à leur propre mort. Évidemment, je ne te connais pas, ni ta mère, ni vos relations. C’est dur les relations mère-fille, parent-enfant. Mais tu es une adulte maintenant, si tu ne lui parles pas maintenant, peut-être qu’il sera trop tard après. Tu sais, certains parents ne peuvent pas donner à leurs enfants plus qu’eux-même ont reçu quand ils étaient jeunes. Tu sais, les parents, nos parents, ils sont aussi des humains, avec leurs qualités et leurs défauts et certains ont plus de défauts que de qualités. Et ce n’est pas parce qu’ils ont procréé que ça fait d’eux de bons parents. La plupart font ce qu’ils peuvent tout simplement, même si aux yeux de leurs enfants ça ne sera jamais assez. Il n’empêche que c’est très dur de dénouer des relations parents-enfants parce qu’en tant qu’enfant ont pense toujours que nos parents sont meilleurs que ce qu’ils sont en réalité et on finit souvent par être déçu en ce rendant compte qu’ils sont que ce qu’ils sont, ni plus ni moins. Mais ça n’excuse pas leurs bêtises… ni les notres.

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        • Jane dit :

          Bonsoir Aragonne,
          Le sujet de ma relation avec ma mère m’est très délicat, ça parait surement dans mes propos!
          Je te raconte un peu, ma mère a toujours été ainsi, se retiré, s’enfuir dans la religion. Avant de tomber malade, elle s’est enfuit (et c’est le terme juste crois-moi) à Montreal comme une ado rebelle. Maintenant qu’elle a le cancer, rien n’a changé, elle préfère encore la religion. Je te donne une exemple toute récente, je voulais aller la voir en fin de semaine (moi qui peut rarement monté depuis l’été) mais elle ne veut pas car elle aime mieux aller à une conférence chrétienne. Pire, lorsque j’étais jeune et que j’ai confié à ma mère les abus de mon père (pasteur), elle a prié avec lui et m’a renvoyé me coucher comme si rien n’était! Tu vois le genre? La religion passe vraiment avant tout.
          J’en ai souvent parlé à ma mère en pleurant, en criant parfois même par écrit! Mais ça change rien. Je crois que c’est mieux de laisser aller maintenant, je n’ai plus vraiment la force, ni l’énergie pour tout ça. J’ai encore de la colère envers elle mais maintenant j’en parle à ma psy ou j’écris. Mais c’est surtout partager qui m’aide à exorciser tout ça. Ma mère a fait très peu avec très peu, elle aussi a souffert et souffre encore mais c’est une huitre que j’ai trop souvent essayé d’ouvrir avec l’espoir d’avoir une mère. Il y a longtemps que j’ai compris tout ça mais je suis encore à l’accepter!
          Merci de tout coeur pour ton message, il m’aide à réfléchir, à réviser la situation.
          -Jane
          xoxo

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  16. elsa dit :

    bonsoir jane,
    ça m’est déjà arrivé, mais la mort a été rapide, sur une quinzaine de jour seulement. et finalement, le plus dur, c’est d’accepter la décision de l’autre, qui préfère « partir » et arrêter de souffrir parce qu’il se sait condamné, et qu’il sait qu’un traitement en plus le fatiguera tellement pour si peu de répit en plus. il faut accepter dans ces cas là, plutôt que de passer les derniers moments à se battre. je pense que ce refus de ta part de lâcher prise est parce que tu sais en acceptant cette décision, que c’est déjà la laisser partir un peu. je comprends parfaitement ton point de vue cependant mais juste en tant qu’amie, je te conseille de lâcher prise (dans la mesure où, si j’ai bien compris, le cancer est inopérable de toute façon).
    n’hésite pas, je suis bien avec toi par le coeur
    je t’embrasse
    elsa

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    • Jane dit :

      Bonjour Elsa🙂
      Comment vas-tu?
      Je suis d’accord avec toi, qu’il faut lâcher prise. Si je parle de mon comportement avec ma mère, je te dirais que j’ai lâcher prise, j’essaie d’être agréable et à l’écoute. Par contre, je dois vivre mes frustrations, ma peine séparément, pour ça j’ai l’écriture et la psychothérapeute qui m’aide beaucoup, ce qui m’évite de faire subir à ma mère mes états d’âmes par rapport à sa situation, lui donner le meilleur de moi-même au plus de mes capacités pour l’instant.
      Le plus difficile,à y penser sincèrement, ce n’est pas le fait qu’elle ne veut pas de traitements ou que ce soit inopérable mais c’est qu’elle préfère amener des âmes à Dieu, comme elle dit que de se rapprocher physiquement et émotionnellement de sa famille… la religion compte encore plus que ses enfants et ses petits-enfants, ça toujours été comme ça, même pour les cas d’abus! Mais bon j’essaie d’être compassionnel malgré tout, j’y parviens la plus part du temps🙂
      Merci de tout cœur pour ton message, je te sens concerné et ça me fait du bien!
      -Jane

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